30-05-2012

Le 29 mai 2012 COMMUNIQUE DE PRESSE Conférence des Nations Unies Rio+20 : Réaffirmer le rôle des femmes dans le développement durable

La Coordination française du Lobby Européen des Femmes (CLEF), membre du groupe d’associations françaises « Genre et développement soutenable », estime que la Conférence des Nations Unies « Rio+20 » qui se tiendra en juin prochain, doit être l’occasion de réaffirmer que la construction de l’égalité entre les femmes et les hommes est une condition sine qua non pour bâtir un monde respectueux de l’environnement et qui favorise le développement humain.
Il y a vingt ans, le chapitre 24 de l’Agenda 21 adopté lors du Sommet de la terre de Rio définissait l’ « action mondiale en faveur de la participation des femmes à un développement durable et équitable»; la CLEF, avec les autres associations membres du groupe « Genre et développement soutenable », craint que la déclaration de Rio + 20, affirmant le rôle de l’économie verte dans la croissance et la lutte contre la pauvreté, comporte des régressions en la matière.
C’est pourquoi la CLEF, avec le groupe « Genre et développement soutenable », réaffirme la nécessité que l’ensemble des Etats qui signeront la déclaration de Rio+20 s’engagent à respecter leurs engagements pris dans le cadre de la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), adoptée en 1979 et qui compte aujourd’hui 185 Etats signataires : accès aux responsabilités, à la propriété foncière, au crédit, à l’éducation et à la formation, lutte contre les mariages forcés, maîtrise de la procréation…faute de quoi les engagements pris à Rio ne pourraient être appliqués efficacement.
La CLEF insiste également que parallèlement à l’organisation d’une économie verte mondialisée équitable et solidaire, la Conférence du Sommet de la Terre Rio+20 affirme son soutien aux initiatives locales, en circuit court, notamment dans le secteur de l’économie sociale et solidaire : ces initiatives, souvent portées par des femmes, portent le développement économique local dans une logique durable.
La CLEF enfin porte la revendication que la mise en œuvre des engagements pris par les Etats lors de la Conférence du Sommet de la Terre Rio+20 soit précédée systématiquement d’analyses d’impact sur les droits humains intégrant l’égalité femmes – hommes et assortie d’indicateurs de suivi genrés.
Libres Mariannes est membre de la CLEF ET est signataire de ce communiqué de presse

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23-05-2012

10h13 | 23 mai 2012 États-Unis : la loi de défense des droits des femmes menacée par la Chambre des représentants

Il n’y a pas qu’en France (avec le vide juridique laissé par l’annulation par le Conseil constitutionnel de la loi sur le harcèlement sexuel) que les droits des femmes sont un combat permanent…

Aux Etats-Unis, la fameuse loi VAWA (Violence Against Women Act, VAWA) contre les violences faites aux femmes est menacée par la Chambre des représentants. Le Sénat a voté son renouvellement le 26 avril mais la Chambre basse risque de mettre à bas la dite législation au profit d’un dispositif de substitution rétrograde.

L’enjeu est de taille : selon des statistiques publiées en décembre 2011 par le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (Center for Disease Control and Prevention, CDC), aux États-Unis, une femme sur quatre a été au cours de sa vie victime de violences graves de la part d’un partenaire, et près d’une sur cinq a été violée. Le CDC a établi qu’aux États-Unis, chaque minute, 24 personnes en moyenne sont victimes de viol, de violence physique ou de harcèlement.

La Chambre des représentants a voté, le 16 mai dernier, une proposition de loi qui viderait la loi VAWA de son contenu et de ses objectifs. Les femmes ne seraient pas les seules touchées. Ce sont toutes les personnes, enfants, hommes, lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, tous les discriminés, toutes les personnes victimes de violences sexuelles ou familiales, qui seraient concernées par une proposition de loi qui prévoit de leur retirer les possibilités de se défendre contre leur(s) agresseurs(s) et qui leur nierait le droit d’accéder à des services d’aide qu’une société solidaire prévoit d’apporter à ses victimes. Ne laissant rien au hasard, les populations immigrantes dont les droits sont bafoués ne seraient pas davantage épargnées là où la VAWA garantit certaines protections contre les discriminations.

« Pendant dix-huit ans, la Loi sur les violences faites aux femmes a constitué la pierre angulaire de la politique du gouvernement américain face au problème des violences infligées aux femmes », rappelle Meghan Rhoad, chercheuse pour les droits des femmes à l’ONG Human Rights Watch. « La loi est maintenant à la croisée des chemins : va-t-elle continuer d’évoluer et de s’améliorer, comme le prévoit la version du Sénat, ou sera-t-elle amputée de certaines de ses plus importantes dispositions protectrices si c’est la version de la Chambre qui l’emporte ? »

La loi VAWA demeure la principale loi fédérale américaine qui garantit des protections et des prestations juridiques aux victimes de violences et de harcèlement. Elle offre une base juridique aux différents services dédiés aux victimes tels que les centres de crise pour les victimes de viol, les logements temporaires pour les personnes ayant subi des violences familiales, ou encore les programmes de lutte contre les violences faites aux personnes handicapées. Depuis sa première adoption en 1994, la loi contre les violences faites aux femmes a vu son champ d’application s’étendre pour inclure d’autres populations, dont les immigrants.

Par exemple, certains des articles de loi modificatifs votés par la Chambre des représentants comptent compliquer les conditions d’octroi du statut d’immigrant aux épouses immigrées de citoyens américains ou de résidents permanents des États-Unis victimes de violences. Selon Meghan Rhoad, « le texte de la Chambre est un cadeau aux auteurs de violences. Il annulerait l’important travail accompli jusqu’ici par le Congrès pour assurer que les auteurs de violences ne puissent pas jouer de la menace d’expulsion comme moyen de pression pour réduire leurs victimes au silence et il remettrait les femmes dans la situation d’avoir à choisir entre être maltraitées ou être expulsées. »De plus, en votant en faveur de la prorogation de la loi VAWA, les sénateurs se sont également prononcés pour adopter des règles destinées à empêcher les abus sexuels dans les centres de détention pour immigrés.

D’autres articles proposés par des membres républicains de la Chambre des représentants cherchent à marginaliser le visa de type « U ». Ce visa, accordé à titre temporaire, autorise un immigrant victime d’un crime grave à demeurer aux États-Unis et aider la justice à faire son enquête et confondre les coupables. À l’opposé, non seulement le texte du Sénat maintient les dispositifs de protections des victimes, et augmente même, légèrement certes, le nombre de visas de type « U », mais il rétablit également la compétence des tribunaux dits « tribaux » des Américains autochtones, ou Amérindiens, pour des crimes ou violences perpétrés dans les réserves amérindiennes y compris si l’accusé n’en est pas issu.

Par ailleurs, avant que la proposition de loi ne soit soumise au vote de la Chambre des représentants, la Commission des affaires judicaires de la dite Chambre a rejeté des amendements au texte qui auraient apporté des protections aux lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) qui ne sont pas moins victimes de violences sexuelles ou familiales que les hétérosexuel(le)s. La Chambre cherche ainsi à les empêcher d’avoir accès aux mêmes droits, notamment l’accès aux services sociaux, comme les refuges pour victimes de violences, ou aux recours juridiques, comme les injonctions interdisant tout contact entre deux personnes.

Le vice-président américain, Jo Biden, l’un des auteurs de la première loi de 1994, a appelé le Congrès à adopter le texte qui protège toutes les victimes sans discrimination et qui continue d’améliorer la loi originelle. Quant au président lui-même, Barack Obama, ses conseillers se sont déclarés favorables à l’idée que ce dernier oppose son veto à la loi de substitution proposée par la Chambre des représentants.

Pour l’heure, explique Meghan Rhoad, « les membres du Sénat et de la Chambre des représentants doivent se rencontrer pour débattre des différentes versions avancées par les uns et les autres et tenter de les concilier. Quant au vote du Congrès, nul ne sait à quelle date précise il aura lieu. »

Et la chercheuse de Human Rights Watch de rappeler que « en reconduisant la loi contre les violences faites aux femmes, il s’agit de poursuivre les énormes progrès effectués depuis l’adoption de la loi en 1994. Nous ne sommes pas arrivés jusqu’ici pour permettre que des différends entre partis fassent dérailler la loi la plus importante des États-Unis pour la sécurité des femmes. »

Farida Cherfaoui

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23-05-2012

Svp Une loi rapidement

 LETTRES & COMMUNIQUÉS

Harcèlement sexuel : Rencontre entre les ministres et les associations
Dans les locaux de l’AVFT
LE 21 MAI 2012 
Tous les communiqués de l’année 2012
Le lundi 21 mai 2012 a eu lieu dans les locaux de l’AVFT une réunion de travail entre Najat Vallaud Belkacem, ministre des droits des femmes, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, les associations AVFT, Marche Mondiale des Femmes, Femmes solidaires, CLASCHES et une avocate spécialisée(1).

Cette démarche, initiée par les deux ministres, est à la fois historique et à la hauteur des enjeux politiques, juridiques et humains soulevés par le harcèlement sexuel et l’abrogation du délit.

Lors d’un échange de plus d’une heure, nous avons :

 Evoqué l’impact de l’abrogation du délit français de harcèlement sexuel sur les droits des femmes à travers le monde ;
 Défendu la proposition de loi de l’AVFT dans son intégralité ;
 Expliqué pourquoi les deux propositions de loi déjà déposées par des sénateurs, sans aucune concertation avec les associations spécialisées, sont inacceptables ;
 Demandé la possibilité de mettre en cause la responsabilité conjointe du sous-traitant et de la société qui y fait appel, en cas de harcèlement sexuel commis sur une salariée du sous-traitant.
 Insisté sur la nécessité de procéder aux réformes garantissant les droits des victimes de harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche ;

Compte tenu de nos échanges et de la nécessité de conjuguer la qualité des travaux législatifs à l’urgence de combler le vide juridique, les deux ministres se sont engagées à présenter le plus rapidement possible un calendrier des réformes.

Nous avons indiqué que nous continuerons la mobilisation engagée par les associations pour une loi conforme aux intérêts des victimes.

Paris, le 21 mai 2012

Contacts :
Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’AVFT, 06 09 42 80 21
Nelly Martin, Marche Mondiale des Femmes, 06 80 63 95 25
Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, 06 15 77 00 11
CLASCHES, 06 64 22 91 21

Notes

1. Maude Beckers, avocate au barreau de la Seine-Saint-Denis

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23-05-2012

Les Tunisiennes et les TIC

Les Tunisiennes et les TIC

L’Auteur

Anne Collet

Topics

Blog, conférence, Droits des femmes, Révolution du Jasmin, TIC, Tunisie

Une conférence sur le thème « Les femmes et les jeunes filles dans le secteur des TIC : accélérer grâce aux TIC la progression des femmes dans la voie de l’égalité », s’est tenue le 17 mai au pôle technologique Al Ghazala dans la banlieue nord de la capitale qui abrite l’école supérieure de communications de Tunis. Cet évènement international s’est déroulé, à l’initiative de l’Association des diplômés des grandes écoles françaises de communication, pour célébrer la journée mondiale des télécommunications et la société de l’information, en présence du ministre tunisien des Technologies et de la Communication Mongi Manzouk. Il a permis de discuter de la place des femmes dans le paysage des Technologies de l’information et Communication (TIC) et de leur rôle pour atteindre les Objectifs du Millénaire fixés par l’ONU pour éliminer la pauvreté dans le monde d’ici 2015.

En Tunisie les femmes sont de grandes utilisatrices des réseaux sociaux. « 59% des utilisateurs de Facebook et 57% de Twitter sont des femmes », a souligné Najat Rochdi la représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Genève, rappelant au passage le grand rôle joué par les femmes et les réseaux sociaux dans les révolutions arabes et particulièrement dans la révolution du Jasmin, en janvier 2011. Tout le monde a en mémoire l’émergence de nombreux sites, dont le blog collectif indépendant, Nawaat, qui donne la parole à tous les citoyens engagés en est l’illustration. On se souvient également du blog de la jeune activiste Lina Ben Mhenni « A Tunisian Girl », qui fut un temps candidate au prix Nobel de la Paix 2011 et qui relatait au jour le jour les violences de la révolution tunisienne. Aujourd’hui, Lina Ben Mhenni a acquis une carrure internationale, elle continue à rendre compte sur son blog des nouvelles en provenance de Tunisie et parcourt le monde à la rencontre d’autres militants de la paix.

Il ne faut pas non plus oublier que les Tunisiennes avaient obtenu il y a soixante ans grâce au président Habib Bourguiba un statut très particulier unique dans le monde arabo-musulman, le « code du statut personnel » qui reconnaissait l’égalité entre hommes et femmes et rendait l’éducation des filles obligatoire. Ceci peut expliquer pourquoi les femmes se sont si facilement intéressées aux nouvelles technologies. Les Tunisiennes évoluées ont permis au mouvement de prendre de l’ampleur.

Et pourtant, les statistiques se contredisent. Nombreuses à utiliser les réseaux sociaux les Tunisiennes sont pourtant beaucoup moins nombreuses à naviguer sur internet, révèle une étude réalisée par le ministère de l’Information en 2009 avec le concours de la Banque mondiale et que rapporte le site d’informations Babnet. Intitulée « Interaction femmes et TIC en Tunisie », cette étude souligne entre autres que l’environnement géographique (elles sont très peu nombreuses en milieu rural), l’âge et le niveau d’éducation, ont un impact dans l’utilisation des TIC par les femmes.  seules 18,6% des femmes contre 29,9% des hommes vont très régulièrement sur internet. Par contre, Il n’y a pas de différence entre hommes et femmes en ce qui concerne l’utilisation du téléphone portable.

Il ne faut toutefois pas oublier qu’en matière de TIC les choses évoluent très vite. Ce qui était considéré comme vrai en 2009 ne l’est peut être plus en 2012… Reste à espérer que les nouvelles autorités ne reviennent pas en arrière sous l’impulsion des islamistes en ce qui concerne les droits des femmes.

Des journalistes tunisiennes en conférence pour les droits des femmes

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23-05-2012

Lutter contre les inégalités hommes-femmes permet de stimuler la croissance

Mots-clés : Social, économie, femmes, éducation, emploi, Société
Lutter contre les inégalités hommes-femmes en matière d’éducation, d’emploi ou d’entrepreneuriat permettrait de dégager de nouvelles sources de croissance économique, estime mardi un rapport de l’OCDE.

Ce rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques, sera examiné cette semaine lors de sa réunion ministérielle annuelle qui se tient à Paris.

Selon l’OCDE, des progrès notables ont été effectués en matière d’éducation. Ainsi, près de 60% des universitaires diplômés en 2009 dans les pays de l’OCDE étaient des femmes.

Or « la hausse du niveau d’études est responsable de la moitié de la croissance du PIB de la zone OCDE de ces 50 dernières années », souligne le rapport, chaque année supplémentaire passée à étudier suscitant une hausse moyenne de 9% du PIB par habitant.

Mais « de nouveaux progrès seront indispensables si les pays veulent tirer meilleur parti de la contribution économique potentielle des femmes », estime-t-il.

La prolongation de la scolarité d’un plus grand nombre de jeunes filles est aussi un enjeu essentiel pour les pays en développement, selon l’OCDE.

Par ailleurs, les hommes et les femmes continuent de diverger dans leurs choix de filière d’études et de carrière, relève l’OCDE: plus de 75% des diplômés en sciences sanitaires et sociales sont des femmes, tandis que 70% environ des diplômes décernés en sciences de l’ingénieur, en gestion de production et en sciences du bâtiment concernent des hommes.

« Il faut trouver de nouvelles façons d’inciter les femmes à étudier et à se projeter professionnellement dans les domaines à dominance masculine, qui offrent souvent de meilleures perspectives de carrière et de revenu », estime le rapport.

Côté emploi, le rapport relève que dans les pays de l’OCDE, les taux d’emploi des femmes sont inférieurs de 13 points de pourcentage à ceux des hommes et que les femmes sont plus susceptibles de travailler à temps partiel.

Pour y remédier, l’OCDE prône l’instauration d’ »un système élargi de garde des enfants », plus accessibles financièrement, ainsi que des conditions de travail plus flexibles pour les parents.

Quant aux écarts de rémunération, ils restent très élevés, relève le rapport, puisqu’en moyenne, les femmes travaillant dans la zone OCDE touchent 16% de moins que les hommes. Elles occupent par ailleurs moins du tiers des postes de direction, et 10% seulement des sièges de conseils d’administration.

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23-05-2012

ONU-Femmes et l’OIF signent un Accord-cadre de coopération

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ONU-Femmes et l’OIF signent un Accord-cadre de coopération

Michelle Bachelet, Directrice exécutive de l’ONU-Femmes. Photo ONU/Mark Garten
21 mai 2012 – La Directrice exécutive d’ONU Femmes – l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes –, Michelle Bachelet, et le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, ont signé lundi un Accord-cadre de coopération destiné à renforcer les initiatives et projets en faveur des femmes dans les pays francophones, notamment s’agissant de la lutte contre les violences faites à celles-ci.
« C’est notre devoir de solidarité de rechercher les moyens de dynamiser et de renforcer les relations entre la Francophonie et cet acteur majeur qu’est ONU Femmes », déclaré le Secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, à l’occasion de la signature de cet Accord-cadre, en se réjouissant des perspectives ouvertes par cette collaboration.

De son côté, Michelle Bachelet, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive d’ONU Femmes a déclaré : « La participation des femmes est centrale pour la démocratie, la paix et le développement durable. Nous nous réjouissons de travailler avec l’OIF afin de réaliser un changement réel dans la vie des femmes et des filles ».

Les axes de cette coopération porteront sur les domaines de coopération suivants : la lutte contre les violences faites aux femmes, la participation des femmes à la prise de décision politique, le plaidoyer en faveur de l’égalité femmes-hommes et l’intégration de la parité dans le développement durable.

Porte-drapeau des femmes et des filles, ONU Femmes a été créée pour accélérer les progrès en faveur de leurs droits, leurs opportunités et leur participation. ONU Femmes soutient les États membres des Nations Unies dans l’adoption des normes internationales visant à réaliser l’égalité entre les sexes et travaille avec les gouvernements et la société civile afin de concevoir les lois, les politiques, les programmes et les services publics nécessaires à l’application de ces normes.

Lors de l’examen et de l’évaluation des quinze années de mise en œuvre de la plateforme d’action de Pékin en mars 2010, les Etats et gouvernements membres de l’OIF ont adopté la « Déclaration francophone sur les violences faites aux femmes » qui pose fermement les principes de la lutte contre toutes les formes de violence faite aux femmes et aux filles, qu’elles s’exercent dans des contextes privés ou publics, et qui propose une définition élargie des violences faites aux femmes, des recommandations à destination de l’OIF et des engagements clairs au niveau national.

News Tracker: autres dépêches sur la question
Le développement durable passe par l’autonomisation des femmes, selon l’ONU

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ONU : Il faut saisir l’opportunité de Rio+20 pour relancer le développement durable
Points de presse
Conférence de presse sur la question de la violence à l’égard des femmes et des filles autochtones
Conférence de presse sur le lancement de « Win-Win », une initiative sur l’accès des femmes d’affaires aux capitaux et aux crédits
Conférence de presse sur la participation politique des femmes
Communiqués de presse
Le Conseil de sécurité examine les moyens de promouvoir la participation des femmes en faveur de la paix et de la sécurité dans les zones de post-conflit
Le Comité des droits de l’homme s’attarde sur la brutalité policière, les faiblesses du système judiciaire et la situation des femmes au Cap-Vert
Les experts du Comité des droits de l’homme saluent l’engagement du Guatemala à éliminer la violence faite aux femmes mais s’inquiètent des faiblesses de la Police nationale
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10-05-2012

La croisade d’une ado américaine contre les photos retouchées

La croisade d’une ado américaine contre les photos retouchées
Le Monde.fr | 09.05.2012 à 17h34

Quand elle feuillette les pages de son magazine préféré, Julia Bluhm, 14 ans, ne rêve pas de ressembler aux mannequins immortalisés sur le papier glacé. Bien au contraire ! Cette collégienne ordinaire du Maine est devenue le chef de file d’une nouvelle révolte contre l’industrie de la mode et de la beauté, une semaine après l’annonce du magazine Vogue de ne plus employer des modèles de moins de 16 ans et de promouvoir l’image de personnes en bonne santé.

La jeune Julia Bluhm a provoqué un déchaînement médiatique en envoyant aux bureaux new-yorkais de la publication pour ados Seventeen une pétition demandant la fin d’une utilisation excessive de photographies retouchées et la publication mensuelle de clichés de personnes  »normales ». Blogueuse depuis un an pour le site Spark (Sexualization Protest, Action, Resistance, Knowledge), qui lutte contre la sexualisation des jeunes filles, elle a soumis son idée aux autres blogueurs du groupe avant de mettre sur pied son projet, détaille le New York Times. 

« Ces jolies filles que l’on voit dans ces magazines sont fausses, s’insurge la collégienne, qui a posté sa pétition sur le site Change.org. Dans un magazine dont je suis la cible, je m’attends à voir des filles normales, qui me ressemblent. »Et de relancer le débat sur les conséquences de la promotion d’images altérées sur les adolescentes :  »Troubles de l’alimentation, régimes, dépression et baisse de l’estime de soi. »

Une position que partage Lynn Grefe, la présidente de l’Association américaine des troubles du comportement alimentaire. Interrogée par ABC News, elle insiste sur le caractère  »vulnérable » des filles de cet âge.  »Les publicités ou les photographies dans les magazines ne sont pas la cause directe des troubles alimentaires. Nourrissent-elles ce type de désordre ? L’aident-elles à prendreplus d’importance et dégénérer en maladie chronique ? C’est une évidence », souligne Mme Grefe.

« NATUREL ET FIER DE L’ÊTRE »

En une quinzaine de jours, la pétition de Julia Bluhm a recueilli près de 62 000 signatures, et la collégienne a même été reçue par la rédactrice en chef deSeventeen, Ann Shoket. Au terme de leur rencontre, le magazine a publié le communiqué suivant :  »Seventeen promeut l’image des jeunes filles dans leur authenticité. De vraies filles sont mises en avant dans nos pages et aucune autre publication n’accorde autant de place à une telle diversité de taille, de corpulence, de couleur de peau ou d’origine ethnique. »

Une réponse qui ne tarit pas l’envie de Julia Bluhm de poursuivre son combat. »Nous espérons que ce petit pas aboutira à un changement plus grand et encouragera peut-être d’autres magazines à suivre le mouvement [...]. Ça serait vraiment cool. »

D’autant que la jeune femme peut compter sur un certain nombres d’avancées dans ce domaine. De plus en plus de magazines et de grands noms de la mode ou de la beauté ont décidé de clore le chapitre de la retouche extrême, privilégiant le principe du « naturel et fier de l’être », souligne le site américain Salon. C’est notamment la cas du bihebdomadaire allemand Brigitte, fleuron de la presse féminine outre-Rhin, qui avait dès 2010 annoncé qu’il renonçait àemployer des mannequins professionnels, préférant laisser la place à ses lectrices  »qui ont leur propre identité », expliquait à l’époque son rédacteur en chef, Andreas Lebert.

Une décision surprenante et pas du goût de tous, qui a conduit certains titres, à l’instar de l’édition américaine de Glamour, à solliciter l’avis de leur lectorat à travers un sondage : « Retouche photo : quand est-ce que trop c’est trop ? ». D’après l’enquête, réalisée auprès de 1 000 lectrices, et dont les résultats ont été rendus publics fin février,  »seules 43 % des femmes estiment acceptable qu’un magazine retouche ses clichés et tout juste 30 % s’en accommodent dans la publicité. » « Comme vos réactions l’ont clairement indiqué, la retouche a ses limites – ou devrait les avoir. Vous nous avez dit que vous ne souhaitiez plus que des détails comme les cicatrices ou taches de rousseurs soient retirés des clichés, et nous sommes d’accord », a réagi dans la foulée la rédactrice en chef de Glamour US, Cindi Leive.

La lutte contre les retouches touche aussi les marques de beauté, devenant même un argument commercial comme pour le fond de teint Make-Up Forever’s -  »Vous regardez la première publicité non retouchée pour du maquillage »annonçait une de leurs publicités. Fin 2011, le gendarme américain de la pub, la National Ad Division, a décidé d’interdire les images retouchées dans les publicités pour les cosmétiques. Au cours des douze derniers mois, auRoyaume-Uni, l’Advertising Standards Authority a elle prohibé pour  »retouches exessives » les publicités des marques Maybelline et Lancôme, qui mettaient respectivement en scène le mannequin Christy Turlington et l’actrice Julia Roberts.

Envoyé de mon iPad

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01-05-2012

Le délit de harcèlement sexuel va-t-il disparaître ?

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Des féministes protestent à Kiev contre le harcèlement sexuel de certains professeurs à l’égard de leurs étudiantes © Reuters
La loi instaurant un délit de harcèlement sexuel est-elle conforme à la Constitution ? C’est la question sur laquelle le Conseil constitutionnels’est penché mardi 17 avril. Les Sages rendront leur décision le 4 mai.

A l’origine du débat, une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par Gérard Ducray, ancien adjoint au maire de Villefranche-sur-Saône (Rhône), condamné en mars 2011 pour le harcèlement sexuel envers trois employés de la mairie.

L’ancien élu met en cause la définition juridique trop floue du harcèlement sexuel. L’article 222-33 du Code pénal le définit comme « le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle ». Ce délit est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 EUR d’amende. Pour son avocate, citée par Le Parisien : « ce texte n’est pas suffisamment précis. Le citoyen n’est pas en mesure, avec cette définition, de savoir ce qu’il peut ou ne peut pas faire, ce qui est pourtant un des fondements de la Constitution ».

Le harcèlement sexuel existe dans le code pénal depuis 1992. Sa définition a été modifiée en 2002,supprimant notamment sa limitation au domaine des relations de travail.

Les associations de victimes reprochent, elles aussi, à la définition son manque de clarté, mais pour d’autres raisons : elles estiment que la définition actuelle « fait que de nombreuses affaires se retrouvent classées sans suite ». Elle militent pour l’abrogation du texte, mais de manière différée, afin de laisser au législateur le temps d’en adopter un nouveau.

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30-04-2012

LETTRE AUX CANDIDATS à la présidence de la république pour le 1 mai 2012

Libres MarianneS               LMS

Lettre aux candidats à la présidence de la république pour le 1 MAI 2012
 
 
Paris ,le 30 avril 2012,
 
 
Les femmes subissent des discriminations multiples, et sont les premières victimes  de  la récession économique, les femmes en France et en Europe sont les premières touchées par la paupérisation.
Lutter contre la paupérisation des femmes, c’est reconnaitre au genre féminin son existence politico économique au sein de la société, et œuvrer pour une société réellement démocratique.

Si la paupérisation des femmes évolue de façon significative, c’est qu’elle est trop souvent occultée par les politiques et dans le monde professionnel. Pour les françaises aujourd’hui, leur éligibilité demeure encore, pour une large part, hors de portée.

Certes, les revendications des mouvements de femmes exprimées dès les années 1970 avaient conduit à la prise en compte par l’État de cette aspiration à l’égalité des sexes. Dés 1974 et sans interruption jusqu’en 2007 a existé en France un secrétariat d’État ou un ministère chargé des Droits des Femmes. La Charte européenne stipule pour sa part que l’égalité des femmes et des hommes constitue un droit fondamental qui doit concerner tous les aspects de la vie : politique, économique, sociale (y compris dans la sphère privée avec des préconisations incessantes et précises sur la conciliation de la vie privée et professionnelle et l’éradication de toute forme de violence fondée sur le genre) et culturelle, et que la participation équilibrée des femmes et des hommes à la prise de décision est un préalable pour une société démocratique.

La paupérisation déconstruit la personnalité. Lutter et agir pour reconnaitre aux femmes le droit d’exister, c’est commencer à prendre le mal par la racine, et il convient de le traiter sans relâche.
La paupérisation, est aujourd’hui redoutée par un nombre croissant de françaises et de français. Il suffit d’un rien : un divorce, un accident qui laisse invalide, une maladie grave, un licenciement, qui peuvent nous aspirer d’autant plus facilement que la société est de plus en plus dure, notamment sur le plan professionnel, ou pour l’accès au logement.
Aux vues des exigences financières de vie de plus en plus élevées, l’effondrement emporte très rapidement vers la paupérisation. Il est très facile de s’enfoncer dans une spirale infernale de solitude, de perte de dignité, de disparition d’identité humaine. Nous avons tous mais surtout toutes cette épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Alors trouvons des solutions et demandons,  non exigeons des  politiques.

La parité collective

1.     les conseils d’administration professionnelle
2.     les administrations syndicales
3.     les conseils municipaux
4.     les conseils généraux
5.     les conseils régionaux
6.     à L’ASSEMBLEE NATIONALE
7.     au SENAT

 

La parité individuelle

1)     L’évolution du système scolaire par  des diplômes compétitifs sur le marché du travail aussi pour les femmes.
 
2)     Pour une parité des salaires, A travail égal, salaire égal.
1.      une plus grande information systématique des salarié(e)s et de leurs employeurs sur ces dispositions et leurs conséquences.
2.     la nécessité des formations continues avec une application effective.
3.     l’obligation aux entreprises de s’investir dans cette remise à niveau grâce à la création d’une aide d’état.
4.     la possibilité aux femmes de pourvoir choisir leur temps partiel afin de sortir de la spirale du temps partiel subi.
5.     Par une surveillance et une protection des temps partiels afin d’améliorer les droits .
6.     la prise en compte du temps de vie et la prise en considération de la parentalité .
 
 
3)     pour une parité des retraites, Pour un salaire égal, une retraite égale.
1.     Nous insistons sur la nécessité impérative d’informer les salarié(e)s.

2.     Agir sur les contrats d’embauche, en informant de façon OBLIGATOIRE, la salariée, permettrait d’inciter l’employeur, à donner la possibilité à celle-ci d’évoluer vers les postes de son choix(le temps plein) mais surtout en retour d’imposer à l’employeur l’obligation légale d’accepter cette demande.
3.     Agir sur les pensions de reversions.
Les pensions de réversion doivent pouvoir être perçues dans le cadre d’une vie commune reconnue officiellement.
 (MARIAGE, PACS, CONCUBINAGE, EN FONCTION DU FOYER FISCAL).
a.     Sans clause restrictive de non remariage.
b.    Sans limite d’âge du partenaire restant.
c.     En supprimant les modalités actuelles du système des plafonds de ressources et en prenant compte des engagements communs du couple au sein du foyer fiscal (années de vie communes, bien commun, prêt à la consommation).
d.    Pouvoir percevoir celle-ci immédiatement, en cas de descendants à charge, avec un taux de rémunération de 60% pour un enfant et de 100% pour deux enfants et plus, jusqu’à la majorité de ceux-ci , de 80% pour un enfant à charge handicapé sans restriction de plafond de ressource .
e.     Pouvoir percevoir celle-ci immédiatement, en cas d’ascendant restant à charge avec un taux de rémunération de 60%.
f.     Avoir un montant minimal de 80% par une pension de veuvage quand le conjoint restant était financièrement dépendant du partenaire décédé.
 
 
 
 
 Un ensemble de pistes pour redonner aux femmes la dignité de vivre avec le coût de la vie.  
 
 
 
 
 
 
 
 Libres MarianneS         LMS   Association loi 1901        11, rue Caillaux, boite 120,Paris75013   Email : libresmarianneslms@orange.fr ;  blog : http://libresmariannesnationale.unblog.fr/

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29-04-2012

Olympe de Gouges.

Marie Gouze (Aubry), dite Olympe de Gouges, est née à Montauban en 1748. Auteur de pièces de théâtre (L’Esclavage des nègres, 1789), de romans (Mémoires de Mme de Valmont, 1788), et de pamphlets, elle s’enthousiasma pour la Révolution (L’Entrée de Dumouriez à Bruxelles, 1793)
Elle réclama l’émancipation des femmes avec la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne en 1791. Elle fut guillotinée pour avoir pris la défense de Louis XVI en 1793 à Paris. Elle eût droit à cet éloge funèbre, le lendemain de son exécution, signé par Chaumette, Procureur de la Commune de Paris, dans Le Moniteur:  » Rappelez-vous l’impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes et abandonna les soins du ménage pour se mêler de la République et dont la tête est tombée sous le fer vengeur des lois… « .

Homme, est-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe? Ta force? Tes talents? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.

Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’il sur toutes les modifications de la matière organisée; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’uvre immortel.

L’homme seul s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles; il prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus.

DECLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA CITOYENNE

A décréter par l’Assemblée nationale dans ses dernières séances ou dans celle de la prochaine législature.

PREAMBULE 

Les mères, les filles, les surs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en Assemblée nationale.

Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, des bonnes murs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur, en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

Article premier.
La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article 2
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l’oppression.

Article 3
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme: nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article 4
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

Article 5
Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société; tout ce qui n’est pas défendu pas ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.

Article 6
La loi doit être l’expression de la volonté générale; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation; elle doit être la même pour tous : toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7
Nulle femme n’est exceptée; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la loi: les femmes obéissent comme les hommes à cette loi rigoureuse.

Article 8
La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

Article 9
Toute femme étant déclarée coupable; toute rigueur est exercée par la Loi.

Article 10
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l’échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la loi.

Article 11
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article 12
La garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une utilité majeure; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

Article 13
Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.

Article 14
Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt.

Article 15
La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

Article 16
Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution; la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n’a pas coopéré à sa rédaction.

Article 17
Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés: elles ont pour chacun un droit lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

POSTAMBULE 

Femme, réveille-toi; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles? Quels sont les avantages que vous recueillis dans la révolution? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit; que vous reste t-il donc? La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise? Le bon mot du Législateur des noces de Cana? Craignez-vous que nos Législateurs français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et nous? Tout, auriez vous à répondre. S’ils s’obstinent, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Etre Suprême. Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes.

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

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